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De la France au Kenya - A la rencontre de l'humain et de soi.

Dernière mise à jour : 26 févr.

Récit d'un voyage initiatique


L'aventure a commencé bien avant de partir.

Mon papa adorait le peuple Amérindien, c'est comme ça que petite j'ai commencé à découvrir qu'il existait des cultures et tribus différentes de la nôtre, en grandissant les peuples premiers ont continué a m'intriguer.


Fin 2022 je regardais le documentaire "Terre en lumière" sur Netflix. C'est un documentaire qui suit différents photographes dans la découverte du monde, de peuples et de coutumes. C'est devant ma télé que mon rêve de découvrir les peuples premiers a réellement commencé, moi aussi je voulais aller à la rencontre de ces personnes qui n'ont rien et qui pourtant ont tout, de ces gens qui sont heureux. Je me souviens dire à mon mari, devant l'épisode sur les Maasaï du Kenya "J'en rêverai de vivre ça, de partir à l'aventure dans les terres reculées d'Afrique et de rencontrer ce peuple".

Deux semaines après avoir visionné ce documentaire, Emmanuelle, propose sa "Retraite Human - Voyage en terre Maasaï" en voyant la photo de sa présentation, en lisant les mots, les frissons m'ont parcouru. C'était pour moi un signe de la vie, sans réfléchir je savais que j'y serai. C'était l'occasion, c'était maintenant !

Me voilà le dossier en main et le chemin vers cette aventure commence...

En 2024, je vivrai ça !


En Mars 2023, je prends mes billets d'avion, volontairement je choisis de ne pas prendre l'option "Remboursement", voilà, il n'est plus possible de faire marche arrière, quoi qu'il arrive, j'ai payé les billets, je ne reculerai pas et je partirai !


Le groupe avec lequel je pars se met en place, j'ai du mal à rentrer dans les conversations, j'ai du mal à me projeter dans cette aventure auprès d'elles/eux (pourtant je connais très bien les participantes pour avoir vécu d'autres retraites avec elles, ce sont mes copines), je sens leur joie de partir et moi je suis terrifiée, j'en viens même parfois à me demander "mais pourquoi j'ai fais ça ?". C'est seulement en ce début de Janvier 2024, lorsque mon mari me met face à la réalité, lorsqu'il me dit "Tu pars dans 1 mois, il va falloir que tu t'actives pour préparer ton départ"... que mince, je me rend compte qu'il a raison... Dans 1 mois je prend l'avion... Rien n'est prêt et surtout je ne suis pas prête !!


C'est à partir de là que je passe par tous les stades émotionnels, de la peur à la joie, de l'excitation à la prise de conscience de ce que je vais vivre et à la fois cela semble tellement irréel. Ma demande de Visa accepté tout se bouscule dans ma tête... C'est réel, j'ai les billets d'avion, j'ai le Visa maintenant plus rien ne m’empêche de partir. Je m’apprête à partir 10 jours au fond de l'Afrique, dans un pays que je ne connais pas, dans un camp sans réseau téléphonique, sans électricité, sans eau courante, sans mon mari, sans mes filles, je ne parle pas anglais et encore moins swahili, je me raccroche au fait que je connais le groupe avec qui je pars et je sais que je suis en sécurité. Le départ approche, les filles du groupe arrivent tour à tour à Nairobi, dans quelques heures ce sera mon tour.


Dimanche 11 février

J'y suis, c'est le jour du départ ...

Me voilà à l'aéroport de Marseille, mon mari et moi avons convenu que les au-revoir se feront rapidement pour que la séparation ne soit pas trop difficile. Je suis au bord des larmes mais je tiens pour ne pas m'éffondrer devant nos filles. Le vol Marseille- Paris est la première étape. Ça y'est c'est le décollage, les premières larmes de joie coulent le long de mes joues.

Je suis à Paris CDG, j'attend d'embarquer, l'attente se fait assez calmement puis vient le temps de monter dans l'avion vers Nairobi, le vol est inconfortable, j'ai faim, je ne sais pas pourquoi j'ai un plateau de fruits en guise de dîner, je suis serrée à une dame que je ne connais pas, la télécommande de l'écran de mon siège ne fonctionne pas, la prise USB pour mon téléphone ne fonctionne pas plus... j'ai de plus en plus peur de la coupure de réseau et de la panne de batterie de mon téléphone, je ne dors presque pas et le peu très mal, j'ai mal au dos, j'ai hâte que ce vol se termine, je veux sortir de là !


Lundi 12 février

Après 08h dans le ciel j'atterris enfin à Nairobi, je récupère ma valise, je dois sortir de l'aéroport et il va bientôt être le moment que je redoute, je vais devoir couper mon téléphone, il est 4h30 en France, j'envoie les messages pour prévenir de mon atterrissage, ma mère dort, je sais que je n'aurai pas de réponse et cela rajoute un peu de peur à celle déjà présente, heureusement j'arrive à avoir mon mari pour échanger nos derniers mots, cette fois je dois vraiment partir, Emmanuelle & Sylvie attendent dehors. J'éteins mon téléphone, j'ai le cœur à 3000 !


Elles sont là pour nous accueillir, leur sourire me rassure et les bras tendus de Manue me réconforte, je suis en sécurité. Nous attendons le reste du groupe, la 3ème partie du voyage peut commencer. Je suis fatiguée du vol, j'ai pas dormi, je suis à fleur de peau, j'observe ce monde tellement différent dans lequel j'ai atterri, nous parcourons les routes du Kenya jusqu'à notre arrêt à Narok, une pause déjeuner après nous repartons pour 3h de piste, arriver au camp Neloïta, croyez moi, ça se mérite !


Après environ 6h de route nous sommes arrivés, ils sont là, les Maasaï et Alexandra/Nenkai (de son prénom maasaï) nous attendent à l'entrée du camp, ils chantent, ils dansent, ils sont beaux... merde, j'y suis !!

Les larmes que j'ai retenu tout le trajet coulent à flot.


On s'installe par deux dans nos cases (la maison traditionnelle), j'y découvre un lieu plus doux et confortable que ce que je pensais, les lits sont de vrai lits, chaque case a ses sanitaires, finalement l’hygiène ça ira. Je me rend compte cependant que l'obscurité sera certainement ce qui me dérangera le plus. Nous voilà installés, la première soirée autour du feu peut commencer, nous avons pleins de questions et recevons les premiers enseignements Maasaï. Nous sommes accueillis par une première cérémonie, celle de l'intégration, nous avons reçu nos bâtons, c'est un élément important pour les maasaï car il est le lien entre le ciel et la terre, ils ne se déplacent jamais sans lui. C'était aussi l'anniversaire d'une des participantes et les Maasaï ont offert pour l'occasion une belle célébration. Je pense que notre Audrey se souviendra longtemps de cette soirée d'anniversaire. Il est tard, je suis épuisée, le voyage a été long, il est temps d'aller me coucher.


Mardi 13 février

Premier réveil sur le camp.

Je crois que je me souviendrai de mon premier réveil, j'ouvre les yeux, je ne sais pas trop où je suis, la tête enfarinée, je vois le jour au travers de ma case, j'entend les voix dehors, je ne sais pas quelle heure il est, je sors. Les Maasaï sont autours du feu avec certaines des participantes, je m'approche en disant un "Bonjour" général, et là on me répond "Faut faire un câlin" - "Quoi ?" - "Oui les Maasaï font un câlin pour dire bonjour" ... Ah bah merde ... moi qui suis encore endormie, qui suis d'une certaine timidité (surtout quand je ne connais pas), tu me dis que je dois faire un câlin à chacun de ces hommes qui me regardent... bon bah ok on y va... (et finalement je dois avouer que c'est surement ce qui me manque le plus maintenant que je suis rentrée en France).

Arrive le petit dej... comment vous dire que je me suis régalée pendant 1 semaine, moi qui raffole des crêpes j’étais servi, parmi les meilleures que j'ai mangé dans ma vie ! Durant ce petit dej nous sommes suspendus aux lèvres d'Alexandra/Nenkai qui nous raconte son histoire et l'histoire de ce peuple. Viens le moment de prendre ma douche, parcequ'après plus de 24h de trajet je rêvais de me laver, première étape demander de l'eau chaude à ces inconnus, là aussi pour moi c'était plutôt une épreuve en ce premier jour... Une fois l'eau prête c'est parti pour la rencontre avec la douche maasaï : une bassine d'eau chaude, un broc, le tout entouré des bâtons tressés pour l'intimité et la chaleur du soleil sur la peau, bah finalement c'était plutôt kiffant. Je suis prête pour commencer le programme de cette première journée.


Atelier & Promenade

Les ateliers de Manue & Sylvie comment vous raconter ça...

Nous y avons passé beaucoup plus de temps que prévu, nous sommes sortis de l'atelier à l'heure ou nous devions commencer l’après midi avec les Maasaï, le travail personnel commence sur les chapeaux de roue et c'est seulement le premier atelier... en sortant de là je me dis que ça promet pour le reste de la semaine...


Après le repas, les Maasaï nous emmènent en promenade, je regarde autours de moi et mes pensées vont vers mes proches, j'aurais tellement aimé qu'ils voient çà, alors que je suis en admiration devant le paysage, je remarque Alexandra/Nenkai qui vient vers moi, un bandeau à la main, elle s'approche de mon visage et je comprend très vite où elle veut en venir. Je me laisse ainsi porter, à l'aveugle je découvre une autre facette de ce paysage, j'entends les sons, je sens la texture du sol sous mes pieds, je sens sa main qui me guide à la fois douce et assurée. Dans le groupe nous avons eu les yeux bandés à tour de rôle. Le chemin continue jusqu'à la rivière, ce chemin, ils l'empruntent plusieurs fois par jour pour qu'on ai de l'eau sur le camp, quand on prend conscience d'où vient l'eau, de l'effort qu'il faut pour arriver jusqu'à elle et pour la remonter, je vous assure qu'on fait attention à chaque goutte !

C'est l'heure du goûter, nous nous installons dans une prairie au cœur de la foret.

Je découvre les Maasaï, leur chants et danses, leur joie. Je suis heureuse et à la fois intimidée.

La journée se termine, nous nous retrouvons autour du feu, nous sortons nos tambours et nous jouons, les Maasaï les découvrent, ils chantent et dansent, les tambours changent de mains pour aller dans les leurs, ils les prennent mais n'osent pas taper et puis doucement ils y vont, ils jouent, nous dansons, nos deux cultures à l'unisson dans un instant suspendu (qui sera le premier d'une belle série), c'était tellement beau ! Demain sera une nouvelle journée !


Mercredi 14 février

Atelier & rencontre de femmes à femmes

Atelier du jour mené par Manue & Sylvie sur le thème "Rencontrer l'autre pour se rencontrer soi". L'atelier de la vielle m'a bousculé, celui là commence et je sens que qu'il ne sera pas confortable non plus... Je suis bloquée, j'ai la boule au cœur, je me rend compte que la présence des hommes sur cette retraite change la donne et me permet d'atteindre des morceaux blessés de moi qui restait à panser, je suis accompagnée, je me laisse traverser par mes émotions... Je me sens mieux.



La journée continue avec une après midi de rencontre avec les femmes Maasaï, installées dans le camp , nous réalisons des bijoux en perles en binôme et nous échangeons sur leurs vies de femmes : excision, mariage arrangé, relation amoureuse, sexualité, scolarité, maternité, gestion de la maison... bref tous les sujets ont été abordés et mon regard de femme occidentale libre a pris un petit coup... A notre tour nous leur racontons nôtre façon à nous de vivre, leur réactions sont équivalentes aux nôtres, le choc des cultures est bien là.



La journée se termine autour du feu, et nous avons le privilège de vivre une nouvelle cérémonie Maasaï, la cérémonie du pardon. Pardonner pour laisser place à la joie.



Entre la matinée et la soirée je me sens bien, je me sens légère. Je vais bien dormir, enfin c'est ce que je pensais...


2h30, ma copine de chambre me réveille en panique, j'ai le cœur qui manque de sortir de ma poitrine, elle est terrifiée et immobile, je ne sais pas quoi faire, je me lève, elle est envahie de fourmis et les fourmis là bas mordent et restent plantées dans votre chair. Je cherche de l'aide, j'ouvre la case, personne autour du feu. Les consignes pour la nuit était "s'il n'y a pas de Maasaï autour du feu, vous ne sortez pas...", bon on doit se débrouiller. Ma "chambre" n'est pas impactée par les fourmis, nous avons une solution pour finir la nuit, on se recouche en espérant qu'elles nous laissent.

Jeudi 15 février

Le réveil pique un peu, nous sortons et allons faire notre câlin du matin à Saroni, le Maasaï présent et je découvre une nouvelle facette de ces hommes. Attentionné, réconfortant, sincèrement inquiet et impliqué pour nous, il fait le tour de notre case et part récolter des plantes qui repoussent les insectes pour que la prochaine nuit se passe bien...

Ce matin je me lève et il y a autre chose, je n'arrive pas à l'expliquer mais mes pensées pour mon mari sont omniprésentes, différentes des autres jours (ce sera seulement de retour en France que je comprendrai que cette journée a été chamboulante et importante pour lui). Je me prépare pour la journée qui va suivre.


Atelier & Cérémonie : thème du jour "Coeur à coeur"

L'atelier du jour est plutôt doux, c'est un cercle de parole qui me ramène au "pourquoi" je suis là dans cette aventure.

L'après midi arrive et le programme est divulgué, nous devons créer un Landart (création artistique avec ce que nous offre la nature) et nous participerons ensuite à une nouvelle cérémonie Maasaï. La cérémonie du cœur lié, c'est une cérémonie qui sert à libérer une problématique qui pèse sur notre cœur. La cérémonie terminée nous partons à la découverte des plantes médicinales de la forêt.


Comme chaque soir nous nous retrouvons autour du feu. La soirée se passe tranquillement, nous passons un excellent moment avec les Maasaï, nous en apprenons plus les uns sur les autres. Je leur ai montré les photos de mes proches, leurs réactions étaient assez drôle, joie, partage et rire était à l'honneur.


Tout au long de la journée Alexandra a créé son tambour avec Sylvie, le soir venu elle l'a sacralisé auprès de nous tous, nous avons dansé, joué et chanté autour du feu. Ma voix se libère, je me rend compte que je chante sans résistance, tiens quelque chose de nouveau ...




Vendredi 16 février

Randonnée & humanité

Aujourd'hui pas d'atelier parce que nous partons en randonnée... On est prêt, je ne sais pas où on va mais on y va, je regarde autour de moi et je remarque que les Maasaï ont apporté la lance avec eux, ce qui me rappelle que nous sommes en foret primaire avec des animaux sauvages... Nous comprenons très vite que nous sommes en montagnes et proche de l'équateur, la respiration se récupère difficilement et le soleil tape fort ! Nous découvrons une forêt incroyable, et des paysages merveilleux avec des animaux tout aussi beaux. Après 3 heures de marche et 3 collines grimppées & descendues nous arrivons dans une école. Un bâtiment fait de taules, de bois et un autre en dur, deux enseignants pour l'ensemble de toutes les classes. Les enfants étaient studieux, jusqu'à ce que nous arrivions... nous avons mis un joyeux bazar ! Les enfants sont heureux de nous voir et de nous découvrir. Nous jouons avec eux et ils en ont profité pour nous regarder sous tous les angles, cheveux, peau, bijoux, vêtements... tout est passé à l'inspection, c'était très drôle ! Nous prenons le chemin du retour avec un arrêt goûter dans le foyer d'une famille, notre hôtesse a passé sa journée à cuisiner pour nous, nous nous sommes régalés. Nous repartons et arrivons au camp à la nuit tombée. Je suis fatiguée, un petit massage des mollets avant de se coucher et demain c'est déjà l'avant dernier jour...



Samedi 17 février

Atelier, marché & cérémonie

Le thème de l'atelier du jour : "Le masculin est/et le sacré" ...

Sympa, ça promet... Effectivement, l'atelier a été très inconfortable mais il m'a poussé à de grosses libérations.


Cet après midi les femmes Maasaï nous proposent leur marché, elles ont étendus toutes leurs créations et nous avons pu faire nos achats. Elles ont créé des merveilles.

Le marché terminé, nous partons recevoir une bénédiction au cœur de l'"Oreteti" l'arbre sacré de la foret.

Pour le dîner nous avons rapporté de France des produits locaux à partager avec les Maasaï, ils se régalent, encore un beau moment de partage entre nos deux cultures.

Je retrouve mon duvet pour la nuit, la fin approche, je suis partagée entre l'envie de retrouver mes proches et l'envie de rester parmi eux.


Dimanche 18 février

C'est le dernier jour sur le camp et c'est la première nuit où j'ai réellement dormi profondément.


Dernier atelier & dernière cérémonie

Le thème du jour : "l'union à soi".

Je ne sais pas ce que nous réserve Manue & Sylvie mais je sais que ça va être une belle journée. L'atelier commence par un cercle de parole, c'est assez doux. La suite est tout aussi agréable, elles nous proposent de la danse intuitive. Il fait beau, il fait chaud, dans la plaine les musiques résonnent et je me laisse porter par cette douceur. Les Maasaï nous rejoignent et l'atelier dégénère joyeusement, chants, danses, rire... On s'en donne à cœur joie. Les enfants des environs nous rejoignent aussi, s'assoient dans l'herbe et regardent le "spectacle" qui se présente devant eux. On s'amuse, tous ensemble, à ce moment là plus rien d'autre ne compte que cet instant suspendu et quel bonheur !


L'atelier se termine, nous passons au repas, c'est alors qu'Alexandra & Mimousi nous parlent plus en profondeur de leur association, de l'utilité auprès de cette communauté, des actions qu'ils mettent en place. Nous avons apporté des culottes menstruelles afin d'aider les jeunes filles Maasaï durant leurs règles. Certaines d'entres elles sont obligées de rater des jours d'école lorsqu'elles saignent car elles n'ont rien pour se protéger. C'était important pour nous et pour moi de participer à ce don.


Après un temps de pause, Alexandra nous demande de nous habiller en conséquence, de sortir nos robes et costumes pour les messieurs, si on voulait se pomponner pour la dernière cérémonie c'était le moment. Me voilà parée de ma robe, de bijoux maasaï et en avant pour se retrouver au pied d'un arbre majestueux qui nous a reçu tout au long de la semaine lors des ateliers.

La cérémonie est annoncée : mariage de soi à soi.

"Je t'aime mais jamais plus que ce que je m'aime moi" Philosophie Maasaï


Puis c'est lors d'un dernier cercle autour du feu qu'est clôturée cette magnifique retraite et expérience. Le tonnerre gonde au loin, les éclairs illuminent le ciel. Je suis épuisée, devant le feu, au rythme des chants Maasaï qui m'hypnotisent, je m'endors. Je vais me coucher, les nuages laissent tomber la pluie, je m'endors au son des gouttes qui tombent sur le toit en terre de notre case.

Demain sera l'heure de quitter le camp. La nuit est bonne.


Lundi 19 février

C'est le jour du départ

Il est 06h15 le réveil sonne. C'est l'heure de se lever pour prendre le dernier petit déjeuner et clôturer les valises. La pluie nous a plutôt épargnée et tant mieux les 4x4 peuvent monter la piste pour nous récupérer, ils devraient bientôt être là.

Nous comprenons rapidement qu'il y a un problème avec notre départ. Pour nous occuper le temps que l'organisation se met en place, nous partons avec deux de mes amies faire une petite séance photos improvisée, (je suis d'ailleurs très fière de ce moment, de cette séance durant laquelle j'ai aussi été modèle et qui valide une nouvelle fois que j'ai bien avancé sur mon chemin personnel).

Nous voilà informés qu'effectivement le départ sera chamboulé, au lieu de deux 4x4, un seul est sur le chemin et le deuxième n'arrivera que plus tard, va falloir faire deux groupe et se quitter sur le camp, l'aventure s’arrête plus vite que prévu. Mon avion décolle le soir même, je fais parti du premier convoi à partir.

Les adieux sont prenant, je ne retiens pas mes larmes, les Maasaï chantent et dansent encore et toujours, leur joie de vivre, leurs sourires et leurs rires, mon dieu leurs rire qui sortent du cœur, vont tellement me manquer !


Le 4x4 démarre le trajet retour commence... La route se fait sans encombre jusqu'à Narok pour notre pause déjeuner puis jusqu'à Nairobi. A Nairobi, un petit cafouillage a rajouté un peu de stress et d'incompréhension, mais solution trouvée nous arrivons à l'heure à l'aéroport. La faim se fait sentir et notre vol ne décolle qu'à 23h50, après avoir passé la semaine à manger du riz, des crudités, du choux et des fruits, attention c'était délicieux tout au long de la semaine, mais le burger/frittes avalé est une bénédiction. La seconde partie du voyage retour peut ainsi continuer sereinement. J'ai la surprise d'être placée à coté de mes copines dans l'avion, le vol retour a été plus agréable que l'aller, j'ai dormi quasiment durant les 8h.



Mardi 20 février

J'arrive sur le sol Français, 06h de correspondances à Paris nous attendent.

L'heure d'embarquer arrive, surprise, pas d'heure de départ annoncée...

Ok.... maintenant je veux rentrer chez moi et surtout être à l’heure pour récupérer mes filles à l'école. Finalement il n'y aura que 30 min de retard.

Je suis arrivée à Marseille, mon mari m'attend dehors, j'ai hâte de le retrouver et de lui raconter cette merveilleuse aventure.



Une aventure incroyable, d'une humanité intense, sans parler la même langue nous avons réussi à communiquer. J'en ai pris plein les yeux de la beauté des paysages, de la faune, de la flore et de la beauté de ce peuple. Les rires, les chants, les danses ont imprégné mon cœur. Je suis tellement reconnaissante. Chaque atelier m'a enseigné encore plus sur moi et a permis de soigner des blessures me permettant de m'épanouir davantage et de développer ces capacités que je n'utilisais pas ou peu. Malgré la coupure totale de communication avec la France, ceux que j'aime étaient là avec moi, dans mes pensées, à chacun de mes pas dans cette foret enchantée, à chacune de mes découvertes, malgré la distance et le silence le lien reste intacte.


Merci la vie, merci Emmanuelle d'avoir permis cela, merci Sylvie, merci Alexandra, Mimousi et aux Maasaï pour votre accueil et je me remercie aussi d'avoir osé prendre cette opportunité. J'ai réalisé un rêve !



Les photos proviennent de différents téléphones, j'ai laissé mon job de photographe en France ;)


Pour découvrir encore plus voici les liens

Emmanuelle Coach holistique


Sylvie - L'art de la chamanka


Neloïta Camp

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