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Être une personne émotionnelle dans un monde cérébral : comprendre, s’accepter et se rencontrer

Il y a des personnes qui vivent avant tout dans leur tête. Elles réfléchissent, analysent, organisent. Leur mode de fonctionnement est cérébral. On les reconnaît facilement : elles aiment les faits, les chiffres, les plans. Elles avancent avec logique et cohérence. On dit souvent d’elles qu’elles sont rationnelles, structurées, fiables.

Et puis il y a nous, les sensibles. Les personnes émotionnelles. Nous fonctionnons avec le cœur, avec le ressenti, avec l’intuition. Avant même d’avoir les mots, nous avons déjà l’émotion. Là où une personne cérébrale cherche des arguments, nous, nous savons déjà. Pas avec la raison, mais avec ce sixième sens qui nous traverse.

Dans un monde qui valorise le mental, être une personne émotionnelle, c’est souvent se sentir en décalage.


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Personne émotionnelle : le monde à travers un cœur amplifié

Être une personne émotionnelle, c’est comme vivre avec le volume des émotions au maximum. Un mot, un geste, une ambiance… tout peut nous traverser de manière profonde. Là où d’autres passent à côté, nous ressentons. Intensément.

Oui, cela veut dire qu’on pleure devant un film, qu’on a le cœur serré pour une phrase prononcée à la légère, qu’on est bouleversé par une musique, une image ou une rencontre. Beaucoup nous reprochent d’“exagérer”, de “dramatiser”, de “faire une montagne de pas grand-chose”. Mais la vérité, c’est que pour nous, il n’y a pas de “petites choses”. Tout est vivant.

Être hypersensible ou émotionnel, ce n’est pas une faiblesse. C’est une richesse. Parce que cette intensité nous permet d’aller profondément dans les liens, d’écouter sincèrement, de comprendre au-delà des mots.


Personne cérébrale : la force de la logique et de l’analyse

Les personnes cérébrales, elles, fonctionnent autrement. Leur force est de prendre du recul, d’analyser les faits, de séparer les émotions pour voir la situation avec objectivité. Là où nous sommes traversés par une vague intérieure, elles vont chercher à rationaliser, à poser un cadre.

Une personne cérébrale peut parfois sembler distante. Elle ne comprend pas pourquoi “ça prend autant d’importance” alors qu’il n’y a pas de faits tangibles. Elle peut dire :

  • “Tu te prends la tête pour rien.”

  • “Tu dramatises.”

  • “Sois logique.”

Mais ce n’est pas du rejet, c’est leur mode de fonctionnement. Pour elles, mettre de côté l’émotion permet de ne pas se laisser envahir. Elles se sentent en sécurité dans l’analyse, dans les chiffres, dans ce qui peut être prouvé.


Quand les deux mondes se rencontrent : incompréhension ou complémentarité ?

Et c’est là que ça devient intéressant.Parce que quand une personne émotionnelle et une personne cérébrale se rencontrent – dans un couple, une famille, une amitié ou au travail – il y a souvent des frictions.

L’émotionnelle se sent jugée, incomprise, “trop”. La cérébrale se sent envahie, épuisée, face à un océan d’émotions qu’elle ne sait pas toujours gérer.

Alors chacun se replie sur sa manière de fonctionner. La personne cérébrale essaie de rationaliser encore plus. La personne émotionnelle ressent encore plus fort le décalage.

Mais derrière ces différences, il y a une complémentarité incroyable.


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Des pistes pour mieux se comprendre

👉 Pour la personne émotionnelle :

  • Se rappeler que la personne cérébrale ne rejette pas ses émotions, elle les vit différemment.

  • Accepter que sa logique peut être un ancrage précieux quand tout déborde.

  • Apprendre à poser des mots sur ce que l’on ressent, pour permettre à l’autre de comprendre au lieu d’attendre qu’il devine.


👉 Pour la personne cérébrale :

  • Comprendre que l’émotion n’est pas une “erreur de système”. C’est une autre forme d’intelligence.

  • Accepter qu’il n’y a pas toujours besoin d’explication ou de solution : parfois, juste être présent suffit.

  • Voir dans la sensibilité de l’autre une richesse qui amène de la profondeur dans les relations.


👉 Pour les deux :

  • Cesser de chercher qui a “raison” ou qui a “tort”. Les deux modes de fonctionnement sont légitimes.

  • Se rappeler que le but n’est pas de se transformer, mais de se compléter.


Être émotionnelle dans un monde qui réfléchit trop : un acte de courage

La société valorise énormément les personnes cérébrales : productives, rationnelles, “solides”. On nous apprend à réfléchir, à calculer, à être efficaces. Et souvent, les sensibles se sentent à côté, jugés, mis dans la case du “trop”.

Mais je crois que dans ce monde qui réfléchit trop, être une personne émotionnelle, c’est un acte de courage. C’est oser être humain dans un système qui voudrait qu’on soit des machines. C’est oser pleurer, aimer, vibrer, trembler, là où tout nous pousse à rester “forts” et “raisonnables”.

Être sensible, ce n’est pas être faible. C’est être vivant. Et c’est rappeler aux autres que derrière les chiffres et les raisonnements, il y a un cœur qui bat.


Ombre et lumiere

Conclusion : nous avons besoin des deux

Alors oui, parfois, je me sens trop. Mais je sais que ce “trop”, c’est ma force. Et je sais aussi que les personnes cérébrales ont leur force à elles. Leur clarté, leur structure, leur vision rationnelle me permettent parfois de retrouver un équilibre quand mes émotions débordent.

Nous n’avons pas besoin de choisir entre l’un ou l’autre. Nous avons besoin des deux. Parce qu’ensemble, émotionnels et cérébraux se complètent, se nourrissent, s’équilibrent.

Alors si toi aussi tu es une personne émotionnelle, souviens-toi : tu n’as pas à t’excuser. Tu n’es pas un problème à corriger. Tu es un souffle vital dans un monde qui pense trop. 🌹


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 Laetitia Miralles
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